
40 ans après que l’homme ait marché sur la Lune, l’espace naturel sur la planète est maîtrisé, surreprésenté, il n’a plus de mystère pour l’homme. Il nous est possible de voyager à peu près partout, la banalité de la vue de la Terre depuis l’espace souligne sa finitude, Google nous fournit une cartographie exhaustive saturée d’informations. On a atteint le point culminant de l’accès à l’espace donné à l’homme. A partir de ce moment, dans l’imaginaire collectif, il ne peut plus être source de voyages fantasmatiques: Il ne porte plus en soi l’idée de “l’inconnu”. La seule exploration purement physique qui reste est celle de l’espace.
Or, si l’espace naturel ne peut plus stimuler notre imagination de la même façon qu’auparavant, si l’exploration vers l’extérieur purement physique n’est plus envisageable, on peut penser que c’est par la médiation de la culture que l’espace à explorer se dilatera. De façon différente, des lieux comme Beaubourg ou l’Alhambra montrent comment démultiplier l’expérience espace-temps. Les lieux extrêmement épurés et abstraits fonctionnent comme du Lexomil spatial pour l’humain surstimulé. La liberté formelle, qu’elle soit d’inspiration organique ou abstraite, témoigne d’un désir de reconstruire des “nouveaux mondes” comme des nouveaux paysages. Au même temps, dans la rue ou les transports les écouteurs dilatent la distance qui nous séparent des autres et nous portent dans des lieux produits par l’interaction de “notre” musique et “notre” imagination.
Dans quelle mesure, suite à cette nouvelle condition de l’homme, les créations architecturales peuvent ou se doivent de dilater l’expérience espace-temps? Et par quels moyens?

40 ans après que l’homme ait marché sur la Lune, l’espace naturel sur la planète est maîtrisé, surreprésenté, il n’a plus de mystère pour l’homme. Il nous est possible de voyager à peu près partout, la banalité de la vue de la Terre depuis l’espace souligne sa finitude, Google nous fournit une cartographie exhaustive saturée d’informations. On a atteint le point culminant de l’accès à l’espace donné à l’homme. A partir de ce moment, dans l’imaginaire collectif, il ne peut plus être source de voyages fantasmatiques: Il ne porte plus en soi l’idée de “l’inconnu”. La seule exploration purement physique qui reste est celle de l’espace.
Or, si l’espace naturel ne peut plus stimuler notre imagination de la même façon qu’auparavant, si l’exploration vers l’extérieur purement physique n’est plus envisageable, on peut penser que c’est par la médiation de la culture que l’espace à explorer se dilatera. De façon différente, des lieux comme Beaubourg ou l’Alhambra montrent comment démultiplier l’expérience espace-temps. Les lieux extrêmement épurés et abstraits fonctionnent comme du Lexomil spatial pour l’humain surstimulé. La liberté formelle, qu’elle soit d’inspiration organique ou abstraite, témoigne d’un désir de reconstruire des “nouveaux mondes” comme des nouveaux paysages. Au même temps, dans la rue ou les transports les écouteurs dilatent la distance qui nous séparent des autres et nous portent dans des lieux produits par l’interaction de “notre” musique et “notre” imagination.
Dans quelle mesure, suite à cette nouvelle condition de l’homme, les créations architecturales peuvent ou se doivent de dilater l’expérience espace-temps? Et par quels moyens?